REVENEZ, REVENEZ
Revenez, revenez mes tristes pensées
Je veux encore rêver et non pleurer
Sur celle qui n'avait que 17 ans,
Ce bel âge que reflétait son visage brûlant.
Pourquoi revois-je toutes ces scènes passées
Que ma mémoire tente à jamais de conserver ?
Ses yeux étaient si purs, ses lèvres si candides
Un visage sans ride, un si joli sourire,
Elle avait tout pour séduire,
L'aspect d'un arc-en-ciel sous un jour éclatant.
J'aspirais tellement devenir son amant.
Son regard innocent d'adolescente
Tout folâtrait en elle, et de surcroît charmante.
Je l'aurais bien confondue avec ma propre vie,
Je me demandais si dans son cœur, j'étais de la partie ?
Avant elle, ma vie était sans souvenirs,
Si par malheur elle me refuserait
Le baiser que je lui volerais !
Revenez, revenez mes tristes pensées
Je veux encore rêver sur ma destinée.
Un lendemain, j'obtins un rendez-vous,
J'étais là, prostré comme un fou.
L'heure seule absorbait toute mon existence,
Je ne pensais plus au temps mais à Florence.
Je regardais ma montre inlassablement
Tournant en rond en murmurant :
Quand va-t-elle arriver ?
Que je puisse dans mes bras la serrer !
Désespéré, je m'assis sur une pierre,
Ma tête posée entre mes mains, je fis cette prière.
Que je t'aime, ô toi, Florence !
Pour toi mon corps se met en transe,
Quand mes yeux enivrés se soulèvent vers toi
Nul homme sur terre n'est plus heureux que moi.
Pourquoi n'es-tu pas là ?
Je demande à Dieu de guider nos pas.
Buvons ensemble à la coupe de la vie
Car avec toi, je boirai ma vie jusqu' à la lie.
Soudain une main se posa sur mes cheveux
C'était Florence, merci mon Dieu.
Partez, partez mes tristes pensées
Je veux aimer cette nouvelle voie tracée.